Chaque soir et chaque matin c'est le même chemin.
Je me sens piégée, je me sens trahie.
Je suis claustrophobe, je suis souillée, je suis salie.
Je suis prisonnière de mes sentiments, de mes pensées, de ma vie.
D'ordinaire quand j'écris je me libère,
mais cette sensation n'est pas éphémère.
Je suis piégée, je suis à part, je suis solitaire...
Chaque jour de la semaine je suis coincée.
Je suis bloquée entre le ciel nuageux et les trottoirs gris.
Entre les immeubles, les boutiques et les rues de Paris.
Je ne peux pas m'échapper, c'est sans issue.
Je ne suis qu'une âme esseulée qui s'avoue vaincue.